Prologue

Prologue

"Si tu savais comme le vent qui souffle et l'oiseau qui chante, m'insupportent. Si tu pouvais imaginer à quel point tout m'est égal. Depuis bien trop longtemps, je n'ai qu'un souhait , un rêve.
Bien trop de non-dits à vouloir respecter tout ce que tu as su taire.
Lorsque la beauté surpasse tous les mots,comment la décrire ?
Ton silence est si beau, tes yeux tristes sont si touchants et tu m'as ôté les mots de la bouche d'un simple regard lointain. Rien ne suffira plus jamais à me rendre heureuse , il n'y a plus que toi.
Si ce n'est qu'un rêve, ce sourire que tu affiches et l'écho de ton rire, alors ne me réveille pas."

Personnages principaux

Clara Williams 18 ans--> Kristin Kreuk
Jason Adamson (prononcé Jézeune) 19 ans--> je le décrirai, pas d'acteur pour le rôle.
Sophie Clyne 19 ans --> Kristin Stewart


Vous pouvez aussi me trouver ici


J'espère que ça vous plaît.
Même si ça n'en dit pas beaucoup.
Laissez vos avis et impressions.
5 com's pour faire parti des prévenus
Et 250 com's pour la suite.
A bientôt =)

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Je continue ma fic bien sûr n'allez pas croire, mais ne vous étonnez pas si elles mettent un peu plus de temps à venir. J'ai l'intention de m'investir à fond dans ma Seconde.

# Posté le vendredi 03 juillet 2009 08:02

Modifié le mercredi 28 octobre 2009 10:54

CHAPITRE 1 : Le retour

CHAPITRE 1 : Le retour
"Rien qu'une seconde, juste le temps d'un instant inachevé que l'on voudrait prolonger"

Musique

J'avais oublié combien tout était beau ici, à quel point mon existence qui défilait au ralenti aimait s'arrêter en ces lieux. Tout était si calme, si reposant...et éprouvant. Je retrouvais dans les ombres des arbres, les jeux de mon enfance et parmi les feuilles dansantes sous la brise je croyais encore reconnaître les entailles de mon passé. Rien n'avait changé, ici à Greenwood Village notre petite ville située dans le Colorado. Le soleil réchauffait toujours de ses doux rayons sans jamais brûler, la chaleur s'évanouissait lorsque le vent venait nous apporter de l'air , l'horizon gardait cette teinte rosâtre digne des plus beaux clichés. Une année passée à Denver où j'avais eu peur chaque jour de ne pas retrouver ce décor si familier et rassurant que j'avais quitté, de perdre mes repères... Et pourtant à mon retour, la veille ,quand mes yeux s'étaient posés sur l'écorce de l'arbre des souvenirs j'avais été rassurée. C'était comme si le temps s'était figé à mon départ et que tout se réanimait enfin après une longue attente. Ma mère était toujours la même et le temps ne semblait pas avoir d'emprise sur elle. Toujours à s'inquiéter pour un rien à paniquer sans raison et elle demeurait maniaque, malgré cela elle restait adorable.
Le moindre détail de mes dix-sept années passées dans la maison me revinrent peu à peu en mémoire. Bien que je gardais certaines choses pour plus tard...


- Clara le dîner est prêt !, hurla ma mère depuis la cuisine comme si j'étais à un kilomètre d'elle alors que j'étais simplement adossée à la fenêtre.

Le dîner passa lentement, ma mère entretenait la conversation en tentant de capter mon attention. Je l'écoutai d'une oreille distraite à des années lumières de sa voix exaspérée et aigu. J'entendis malgré tout qu'elle voulait me présenter à son nouveau petit ami et potentiel mari, voilà une nouvelle qui ne m'enchanta guère. La dernière fois que j'avais fais l'erreur d'être présentée au père de remplacement, j'avais rougis comme jamais encore à cause d'un : "Elle est aussi mignonne qu'un sorbet de glace à la fraise" et puis il y avait aussi eu l'épisode de la manière pitoyable dont il embrassa ma mère sous mes yeux.

- Clara ! , s'exclama ma mère en pinçant les lèvres, chose qu'elle faisait lorsqu'elle était contrariée. Tu ne m'écoute pas à la fin.
- Excuse-moi maman, j'avais...la tête ailleurs. Tu parlais de Marc non ?
- Pas du tout j'avais fini, vu que tu t'en moquais complètement. Je disais que Madame Adamson t'a invité à venir dîner chez elle demain soir pour fêter ton retour , répéta-t-elle avec un sourire en coin.
- Pourquoi est-ce que j'ai l'impression que tu as dis qu'elle m'avait invité au lieu de "nous", lui fis-je remarquer.
- Parce que je dois impérativement être au gala de l'association, ils comptent sur moi, répliqua ma mère fière de son excuse.
- Ne compte pas sur moi, bougonnai-je. Je ne vois pas pourquoi je devrai y aller, je serai sans doute la seule à parler tandis que madame Adamson et son petit fils se tairont tout du long.
- Arrête ma chérie. Ton année d'apprentissage à Denver l'intéresse énormément et puis ce n'est pas comme si tu étais toute seule. Jason t'écoute toujours, tu le sais bien, insista ma mère.
- J'ai pas le choix , marmonnai-je en débarrassant les assiettes.

Ma mère avait le don de s'arranger pour créer des situations impossibles. Madame Adamson avait quatre vingt ans, bien qu'elle reste lucide, il n'en demeurait pas moins que je détestais entretenir la conversation.
Mes pensées se divisaient en deux , car une partie de moi était formellement opposée à ce dîner et l'autre attendait avec impatience son arrivée pour le revoir, enfin. La vaisselle finie je descendis au jardin m'installer au pied du grand peuplier, pour réfléchir en paix. Comment refuser ? De toute façon, connaissant ma mère elle avait dû s'empresser d'accepter l'invitation. Trop heureuse que je sorte un peu, même s'il ne s'agissait que de faire deux pas jusqu'à la maison d'à côté. Je regardais le balcon de ma chambre et puis celui de sa maison, parallèle l'un à l'autre, quand je le vis. Il était tapis dans l'ombre et je sentis son regard posé sur moi. Depuis combien de temps était-il adossé ,là, à m'observer ? Il s'avança jusqu'à l'extrémité du balcon avec une lumière rougeâtre qui le suivait. En plissant les yeux je devinais les contours d'une cigarette, depuis quand fumait-il ? Dans notre vie déjà si courte, dans laquelle on avait si peu de temps pour tout vivre, il parvenait à rester séduisant en écourtant la sienne. Mon c½ur fit un bond hors de ma poitrine lorsque ses yeux se posèrent sur moi, ses traits détendus avait quelque chose d'irréels. Il savait que j'étais de retour bien sûr, mais ma présence ne comptait pas à ses yeux. Tout comme ce jardin, je n'étais qu'un tableau qu'il se contentait d'étudier, avant de s'en désintéresser. L'éclat de la lune montante fit briller ses yeux et je m'arrachai à la contemplation béate, dans laquelle je m'étais plongée.

- Ma chérie, Sophie au téléphone pour toi !, chantonna ma mère en agitant le téléphone depuis l'entrée.

Je me levai en vitesse et tout en accélérant le pas, je le surveillai du coin de l'½il, il suivait le moindre de mes mouvements jusqu'à la porte vitrée. Je gravis l'escalier et arrivai à sa hauteur sans lui adresser un sourire ou un regard et me jeter sur le portable en fermant soulagée la porte. Ma meilleure amie parlait trop vite et je n'écoutais pas un mot de ce qu'elle me racontait quelques bout de phrases retinrent mon attention : "tu dois venir à..." , " tu sais il y a ...". Je m'excusais auprès d'elle en lui expliquant que je la rappellerai plus tard et que j'allai me doucher. Mon esprit tout entier broyait telle machine infernale, ses yeux sombres qu'il avait daigné poser sur moi. Mon c½ur battait la chamade et mon corps tout entier brûlait. Un incendie s'était déclaré et menaçait de m'engloutir. Je connaissais cette sensation et je me laissai envahir, la moindre parcelle de mon corps succomba à ces retrouvailles, si insignifiantes à ses yeux.
J'avais toujours été là, une part de moi n'avait jamais cessé de penser à lui, durant ces trois cent soixante cinq jours.

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Excusez-moi s'il ne se passe pas grand chose dans ce premier chapitre.
Mais j'espère que vous serez patient parce que le meilleur reste à venir.
Qu'est-ce que vou pensez de la musique ?
4 com's pour être prévenue
Au moins 150 pour la suite
Bisous =)

# Posté le vendredi 03 juillet 2009 14:24

Modifié le lundi 31 août 2009 03:51

CHAPITRE 2 : Le dîner

CHAPITRE 2 : Le dîner
" Parfois il suffit d'un rien pour retrouver foi en un espoir oublié"

Je fermai les yeux, agacée par le reflet que me renvoyait le miroir. Dans la glace, cette robe blanche simple était trop dénudée comme un bon nombre de mes robes peu adéquates pour un simple dîner. Je soupirai de lassitude, il me restait une petite heure et je n'étais toujours pas habillée. Je fini par m'asseoir au bord du lit à contempler le balcon par la porte vitrée. On m'invite pour un dîner banale et plus rien ne va. Ma mère m'avait déjà abandonnée trop pressée de se rendre à son maudit gala cramponnée au bras de Marc. Je fus tirée de mes pensées , on sonnait à la porte. Et je traversai le salon à grandes enjambées avant d'ouvrir à Sophie qui souriait en me donnant un grand sac chargé.

- Tu en auras besoin pour ce soir,m'expliqua-t-elle en s'installant dans le fauteuil.
- Et en quel honneur tu m'apportes une robe ?, lui demandai-je étonnée en déballant le contenu.
- C'est ta mère qui m'a demandé de te l'apporter en urgence, c'est un cadeau pour le dîner chez les Adamson. Sympa l'amour maternel, constata Sophie moqueuse.

Je repartis dans ma chambre en essayant sans plus attendre la robe beige courte et magnifique avec un léger décolleté. Les ballerines qui accompagnaient le cadeau étaient splendides. Je me perdis dans la contemplation de mon reflet. Ma mère m'étonnerait toujours. Elle semblait indifférente à tout et pourtant...envoyer Sophie ma meilleure amie chercher une robe mise de côté dans sa boutique préférée était un geste d'affection indéniable.

- Merci , soufflai-je à l'intention de Sophie qui se tenait dans l'encadrement de la porte à m'observer.
- C'est rien. Tu me remercieras plus tard, file et à ton retour regarde tout au fond du sac que je t'ai donné. Il y a une surprise à l'intérieur mais plus tard, répéta-t-elle en me poussant jusqu'à la porte avant d'ajouter un "bonne chance".

J'étais surprise de tant d'attention et en même temps, ça leur ressemblait tellement. Sophie m'avait toujours été d'un grand secours et ma mère était imprévisible. J'empruntai le petit sentier qui menait chez les Adamson et qui passait devant mon jardin. Arrivée devant leur barrière, j'ouvris le petit portail et sonnai à la porte de bois sombre. Et je me retins de tomber à la renverse quand il m'ouvrit. Il était d'une beauté sans bornes, de sa peau hâlée, jusqu'aux contours lisses de ses joues sans défauts. Ses lèvres superbement dessinées et ses yeux en amandes. Et ses sublimes cheveux noirs... Je m'attardai sur les détails de son visage avant de contempler discrètement son allure : mince et bien bâti vêtu d'un jean et d'une chemise.
Il me dévisagea avant de retourner à ses occupations l'air de dire "tu es grande tu sais marcher, je ne vais pas t'aider". Je lui emboîtai le pas et refermai la porte derrière moi. Il mettait la table et je me rendis à la cuisine pour me rendre utile auprès de sa grand-mère.

- Ah ! Clara ! Je suis si heureuse de te voir , s'écria-t-elle en me serrant affectueusement dans ses bras.
- Moi aussi, avouai-je. Il y a longtemps que je n'étais pas venue.
- Jason, regarde comme elle est belle !, fit Madame Adamson à l'intention de son petit fils qui hocha à peine la tête.

Je portai le rôti sur la table et versai l'eau dans les verres. Et dans ma précipitation ,je manquai de percuter Jason qui arrivai avec la salade dans les mains. Il se recula à temps et par réflexe me retint le bras pour m'éviter une éventuelle chute. Le temps s'arrêta et ses yeux bleu nuits me transpercèrent, il me relâcha et posa le plat. Je sentais des picotements sur mon bras à l'endroit exact où il m'avait touché, et je me sentis rougir de plus belle. Quelle idiote je faisais ! Nous nous installâmes enfin et je dû entretenir la conversation sans jamais me plaindre en répondant à toutes les questions de Madame Adamson qui insista pour que je l'appelle Élisabeth. Jason ne prononça pas un mot comme à son habitude, je m'y étais habituée depuis ces trois dernières années.

- Et pendant tout ce temps Greenwood ne t'a pas manqué ?,s'enquit mon hôte.
- Je dois reconnaître que oui. Denver c'est une autre ambiance, plus d'espace et on se perd facilement,expliqua-je ce qui la fit rire.

Le dîner se prolongea et je la complimentai sur son rôti si goûteux, elle parut flattée. Puis lorsque nous eûmes tous fini, elle nous conseilla d'aller prendre l'air ou sortir marcher un peu pour digérer pendant qu'elle ferait la vaisselle. Je me rendis sur la terrasse en jetant un regard discret au balcon de la chambre de Jason. Ce dernier était encore plus distant qu'auparavant. Comment lui en vouloir ? C'était déjà difficile d'être différent des autres garçons. Comment pourrai-je lui reprocher de ne prononcer aucune parole en ma présence ?
Il me dévisageait en détails, comme s'il tentait de me photographier des ses yeux étincelants. Mes yeux gris verts n'étaient rien en comparaison de son regard hypnotique.

- Qu'est-ce qu'il y a ? Ma robe ne te plaît pas ? ,lui demandai-je pour le taquiner.

J'aurai pu attendre sa réponse pendant des lustres. Et pourtant sa réaction me surpris et je crus avoir rêvé tellement c'était improbable de sa part. Il avait souri ! Jason Adamson venait de me sourire ! Je plantais mes ongles dans mon bras pour vérifier que je ne dormais pas et je lâchai un petit cri aigu. C'était impossible ! Même dans mes rêves les plus fous, jamais je n'aurai pu imaginer pareil sourire. Si simple, si doux, si ...beau. C'était la plus belle réponse du monde, mieux que tous les "non" ou les "oui" de la Terre. C'était le plus beau cadeau que l'on m'ait fait de toute ma vie. Mon c½ur cogna si fort dans ma poitrine que je craignais de m'évanouir. Incertaine de ce que j'avais vu et surtout de peur que mes yeux m'aient trompé, j'osais poser la question à voix haute.

- Est-ce que tu viens vraiment de...de me...sourire ?,bredouillai-je en le fixant.

Mais la magie s'était envolée. Je savais qu'il ne répondrait pas, ses yeux se moquaient de moi et la réalité me parut improbable. Un sourire inespéré et tant souhaité, une simple preuve. Un espoir de plus auquel je ne cesserai de m'accrocher désormais. Et s'il fallait plus ? Je donnerai tout.


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Alors que pensez-vous de ce deuxième chapitre ?
Je sais c'est assez étrange. Jason est pour le moins mystérieux mais vous découvrirez bientôt pourquoi.
Il ne se passe pas encore grand chose mais soyez attentif ça arrive.
Et puis d'après vous pourquoi un simple sourire met-il Clara dans tous ses états ? Simplement parce qu'il lui était destiné ou pour d'autres raisons encore inavouées ?
Vous saurez tout ça dans le prochain chapitre.
D'ici là c'est 4 com's pour rester prévenue
Et au moins 150 pour la suite
Par contre je ne mettrai pas la suite avant le 20 Août
Ne vous inquiètez pas c'est juste pour les lectrices.
Bisous =)

# Posté le samedi 04 juillet 2009 09:45

Modifié le mercredi 28 octobre 2009 10:56